Une Femme Révoltée
Une
Femme Révoltée
J’ai de la rage à la place du cœur…bouillonnant en moi, débordante et
incontrôlable. Quelle insolence ! Oser manquer de respect à la race
humaine ? Ne venez point me brandir les droits de l’homme quand toutes nos
valeurs profondes sont disparates. Quand sous mes yeux se peint un tableau, que
même l’artiste que je suis ne saura reproduire. Épargnez à mes sens,
l’affliction de ces beaux mensonges qui endorment nos âmes illettrées.
Les droits de qui ? quand l’inégalité, est en résonance avec la réalité dont vous vous voilez constamment la face. Quand les
désirs innocents de plus d’un milliard de personnes, trépassent sous le joug de
l’ignorance. De quoi me parlez-vous ? Croyez-vous sincèrement, que je me
délecte de constater l’appauvrissement mental dont nous souffrons pour la
plupart ?
A mon grand regret, plus d’un de ces
articles ont été ridiculisés, je dirais mieux : écorchés. Inutile de
restaurer votre mémoire, qui meurt, juste à temps, où il faut poser des actions
conséquentes. Plus d’un de mes frères et sœurs souffrent, oh
pardonnez-moi : agonisent! Certains prient, non pas Dieu, mais la mort,
pour qu’ils les emportent sans freiner sur leur décalage temporel. Oui ! Je
l’admets, j’ai de la rage : non
seulement à la place de mes battements, mais dans mes tripes. Nous sommes
tellement désespérés à vouloir tant faire subsister ce mot, Égalité. Une amère
illusion forgée de toute pièce.
Je souhaite vivement que le monde
renaisse de ses cendres ! Que l’âme humaine se régénère dans l’abîme de la
vérité. Que nous apprenions désormais la signification du sens ‘’exister’’. Faites-moi
de préférence, une déclaration des droits de l’âme et inscrivez-y des mots
transcendants. Des mots, qui couleront au cœur de ce monde, trop longtemps
tétanisé par la cruauté de notre ego assoiffé.
La conscience humaine s’est
éteinte trop longtemps et je détiens la torche qui la rallumera. Celle-ci, est
la révolte collective de mes frères, de mes sœurs. Ceux, dont la faim a extirpé
toutes possibilités de vivre, mais ont survécu diaboliquement. Ceux, dont la
maladie s’est auto-proclamée, unique et seul sauveur de leur famine, mais sont
descendu et revenu de l’enfer. Je m’en fatiguerais d’étaler plus de réalités
dont vous vous doutez fort bien.
Ralentissez…lorsque vous
déglutissez, car à l’autre bout du monde vos droits de je ne sais quoi, n’ont
point atteint l’autre rive. Arrêtez-vous, et sachez qu’une multitude de vies
attendent vos aveux. Confessez au moins votre admirable lâcheté, si vous ne
pouvez admettre que l’inaction et le passivisme dont vous faites montre, nous entraînent
tous dans un gouffre machiavélique.
A force de constater l’état
désespérant dans lequel nous sombrons tous, j’évite de trouver des ‘’parce
que’’ à mes ‘’pourquoi’’. J’évite de comprendre les absurdités quotidiennes qui
sont vos plus fidèles œuvres. J’évite d’incessantes remémorations douloureuses
de vos agir, qui n’ont fait que ralentir la progression mondiale. Un évitement
des plus lassants, des plus involontaires, vu que cette soif de domination vous
aveugle au point d’en oublier votre humanité. Vraisemblablement, c’est l’inévitable
que mon être entier s’efforce d’éviter, parce que tous les jours de ma vie de
jeune adulte, mes pensées se choquent entre elles...
L’harmonie se lie sur votre
visage alors que le bonheur et l’existence de beaucoup dépendent de vous
seuls ? Pourquoi ai-je l’impression que cela n’entre pas dans le cadre de
vos inquiétudes ?
Uniquement ''ceux'' qui sont capables
de grands sacrifices sont capables de changer les choses. Vos grands titres et
attributions palissent devant la réalité humaine, face auxquels vous ne levez
nullement le petit doigt. Les miroirs de vos domiciles se fatiguent de toujours
refléter l’image graveleuse que vous représentez. Je le vous rappelle : Nous
sommes fils et filles de l’univers, que chacun se doit de représenter dignement.
Ce qui signifie que cette terre, que nous alourdissons, appartient à chacun d’entre
nous...
Je n’aborde point l’illusion
d’une paix constante, mais l’efficience dans ce que vous dites entreprendre
pour le bien de l’humanité… Si nous persistons dans les écrits déclaratifs et
non dans des actions démonstratifs, il nous sera pénible de constater l’évolution
accablante de l’homme en chose incompréhensible.
Tant qu’il y aura des Hommes,
tant l’espoir du changement ne se lassera d’exister. Puisque nous sommes une
extension de l’infinie beauté du cosmos, la laideur dans laquelle nous baignons
finira, tôt ou tard, par nous répugner.
Aujourd’hui, la possibilité
d’embrasser de meilleures décisions s’offre à vous, alors, pardonnez-moi, à
moins que vous soyez diplômés d'inconscience ou possédant un doctorat de
l’ignorance : Agissez !!!
Faites valoir votre couronne, votre présidence, vos titres, votre position, au
moins, ne serait-ce que pour satisfaire votre indéfectible estime personnelle.
Aux chefs de l’humanité, à ceux
qui ont eu l’occasion de donner un autre sens à ce globe terrestre, je
m’adresse à vous : avant que le soleil ne se fatigue de briller votre
route marqués de pouvoir et de titres, prenez les réels décisions qui
s’imposent. Certes, vous réveillerez de la rancune à volonté, mais vous aurez marqué
les mémoires angoissées de souffrances non désirées. On ne parlera pas de vous
comme étant un homme ou une femme de son temps, mais comme étant celui ou celle
ayant choisi la voie que rares choisissent. Non…que plus personne ne se donne
la peine de choisir.
Avant que l’orient ne se déchaîne
et que l’occident emboîte le pas, avant que les peuples ne soient infectés par
le syndrome du chaos, semant ainsi la destruction de manière irréfléchie. Avant
que le magma ne nous rappelle notre insignifiance, avant que de nouvelles
galaxies ne se forment malgré elles. Avant que l’univers ne nous tombe sur la
tête et avant que ma rage ne dessine sa marque dans mes entrailles, faites ce
que les gens ordinaires ne feront jamais, faites ce qu’il faut pour que les
consciences ne s’éteignent plus, faites ce qu’ils n’attendent point que vous
fassiez, faites l’impensable pour sauver ce qu’il nous reste de ce bout de
terre.
Si seulement vous saviez…ce ne
sont point des regards qui se bloquent sur vous, ce sont également des cœurs
brisés, des ombres fatiguées, des esprits démolis, des corps manquant de vies. Ce
n’est alors donc pas de la fierté qu’ils manifestent envers vous lorsqu’ils
crient votre nom, mais l’espoir.
L’espoir que vous agirez pour
alléger cette peine journalière insupportable. L’espoir que votre position vous
permettra de prendre des décisions, qui sauveront leurs vies de la fosse d’où
ils se trouvent. L’espoir que cette silhouette se tenant au loin devant eux, se
battra jusqu’à son dernier souffle pour qu’amélioration se produise. Vous
saisissez maintenant ? Vous êtes l’espoir de toute une nation, de tout un
monde, et quand vos actions ne correspondent pas à cette espérance qui secoue
leurs esprits, imaginez ce que vous susciter en eux : des potentiels
révoltés !
Alors, je vous le demande
conformément à l’article 1er de cette mélodieuse déclaration :
êtes-vous certain d’être doué de raison et de conscience, alors que vous
assistez à la violation et à la dévalorisation de plus d’un de ces articles à
travers le monde ?
Que mes mots vous parviennent,
car s’adresse à vous : Une Femme
Révoltée.
par Belle Chery
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