Articles

Affichage des articles du mai, 2022

Demain

Je sème l’inquiétude et je me délecte de la prochaine récolte… mon fantasme s’assouvit entre les cuisses de la peur fraîchement habillée dans les pensées du perfectionniste. Je lance mes dés du questionnement sans fin, afin de tourmenter les esprits les plus calmes. Je hante les rêves de ceux qui croient qu’ils sont de tout repos sur leur dos.  Je sonne la cloche de l’angoisse existentielle et je regarde danser l’inconfort dans toute sa splendeur! Je suis non pas toujours le réparateur mais aussi le séparateur des brèches; à chaque fois au rendez-vous pour rappeler aux plus ignorants que je serai toujours présent… et en parlant de mon compère (le présent), je lui dois des excuses avisées, sans pour autant dire qu’elles sont sincères car je tâche sans cesse de lui rappeler qu’il n’a jamais sa place pour trop longtemps vu que je dois faire mon entrée triomphale constamment afin d’éclairer les esprits les plus sombres et leur faire noter que le sablier du temps s’écroule judicieusemen...

S’avait-il?

S’avait-il , ce que l’instant suivant lui réserverait ? Que cette main qu’il refusait de tenir,  La fatalité, un jour, la lui en priverait ? Dans chaque recoin de cette ville, Tout semble embrasser le possible, Aujourd’hui, l’un et l’autre ensemble sur cette île… Demain, la noirceur des hommes nous prend pour cible, Et sous un feu de douleur incontrôlable, On se surprend à dévisager l’impuissance humaine… On crie, on se débat mais trop de palabres! Notre sort est jeté en nous, nourrissant une peine, Qui ne quittera point l’âme et le cœur, nous laissant de marbre. S’avait-il que l’instant présent est moqueur? Que ses rires fous nous désillusionnent? Nous laissant croire que nous possédons « temps et heure » Qu’il nous est permis de changer la donne? Vaine calculation! Gaspillage d’énergie, Faites sonner l’invalidation; Voilà : l’ignorance, notre pire ennemie. Si seulement il savait que chaque seconde compte; Mais son cerveau d’enfant ne lui permettait point, D’aller au-de...

L’éternité

À l’éternité qui se brise au vitre du temps, J’observe leurs éclats entremêlés, Qui ne laisse d’espaces vaquants… À ma compréhension troublée. À une main un peu tremblante, J’octroie le droit d’immortaliser, Des paroles glissantes et pendantes… Que le coeur ne sait plus cacher. À l’éternité insaisissable et choquante, J’offre mon âme désireuse de déceler, Dans une destinée lointaine, en attente, Son mystère et Son identité. À l’aurore qui s’étire dans toute sa beauté, J’accuse réception de son firmament, Que l’œil humain n’est pas prêt à contempler, Et qui dépasse l’entendement des savants. À l’auberge de mes sentiments inavoués, J’expose ces derniers à mon silence d’enfant, Qui innocemment ne souhaite les montrer, À la cruauté d’un monde changeant… À l’éternité qui brille dans mes yeux éclairés  J’habite son immense parvis d’antan, Qui est détenteur de pure vérité, Sans être accessible pour autant… À l’éternité en détresse, je m’y adresse: Tu t’éternises  en moi. Entre l'ancr...