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La douleur

  Le dénominateur commun de toutes les races sur cette planète… Si vous n’avez jamais fait sa sombre connaissance, alors préparez-vous, car tôt ou tard, elle vous rendra une délicate visite et plus sa beauté est gracieuse plus dure et profonde sera la surprise de la désillusion et encore plus probable s’en suivra votre chute au fin fond du gouffre émotionnel… Et, oh ! Madame ne fait jamais son apparition sans son cousin par alliance ‘’le traumatisme’’ accompagnée des membres de sa superbe famille : peine, chagrin, détresse, frustration, solitude, culpabilité, honte, colère, angoisse, regret, mélancolie… Qu’elle soit vêtue d’une étoffe palpable ou non, nombreux sont ceux qui choisiraient la douleur physique car, de leur point de vue, ils savent que ce dernier échappe moins à leur contrôle et surtout ne crée nullement un cataclysme intérieur… On n’en échappe pas, Qui le pourrait d’ailleurs ? Aussi brillant qu’on puisse être, avec ou sans tous vos diplômes, doct...

Kaléidoscope

  K a l é i d o s c o p e Au beau milieu de cette perturbation cognitive que m’infligeait le destin, je prévoyais sans l’ombre d’un titillement mon nouveau foyer, à l’un de ces centres psychiatriques un peu trop bien accueillants. Je luttais contre le temps, en l’absence d’un espoir que je n’aurais, moi-même, nullement reconnu à sa venue. Toutes mes indescriptibles réflexions se perdaient dans un trou aussi noir qu’illusoire, et n’atterrissaient guère là où je le souhaitais. Du moins, le sentiment, à moitié présent, d’être un peu celle que je m’efforçais de croire que j’étais, semblait remplir un vide en moi. La douleur au centre de ma poitrine, plus perçante que jamais, me rappelait combien ma mascarade ne tiendrait pas long feu. Alors, comment décrire des émotions qui ne trouvent point leur place dans le vocabulaire humain ? Quand tu as conscience que tes deux hémisphères souffrent ensemble de traiter à chaque fois le même sujet, le même thème et sous-thème misérable de ton ...

Avant que la guerre n’éclate

  Perchée au bord du balcon de cet immeuble, elle contemplait le vide avec un peu trop d’intérêt, de sagacité, ce qui inquiéterait le commun des mortels…Mais alors, que tenait-elle dans sa main ? Une feuille blanche, victime sans aucun doute de l’irréparable, de l’impensable : des coups de plumes mal agencés et prêt à laisser l’effet escompté dans l’esprit de celui qui serait le plus audacieux de la lire… Personnellement, pour la première fois de ma vie, je n’étais plus du tout curieuse… d’ailleurs,  j’avais un  vol dans les prochaines heures…   Mais une voix au fond de moi, me chuchotais déjà l’ultime agaçante vérité : Son inclinaison corporelle exprimait déjà sa lassitude de continuer à vivre… Elle se tourna vers moi, les yeux vident de sens, et me confia : « Je sais que j’ai un peu trop joué avec le feu temporel, et pour jouer carte sur table j’avoue que je m’y suis brulée et les cicatrices sont plus qu’évidentes à mes yeux, pour que...

Je confesse...

  Je confesse que :  C’est dans ton regard que je me suis construit un monde pour me réfugier, Tes paroles sont comme un linge m’enveloppant de douceur, Et ta voix est l’accord parfait au creux de mon âme. Ta présence suscite en moi un frisson délicieux, Ton odeur, a plongé mes cellules olfactives dans la folie, Et ton éloquence est une corde sensible que je n’ose toucher. Ta démarche mi-fa-sol, do-ré-mi m’inspire un mélange inouï de sons. Tes pensées sont un parfum qui coule à flot sur le plancher de mon cœur. Tu ouvres la bouche et je me prosterne au pied de ta raison; La cadence de tes mots enivre mes sentiments à ton égard, Et je me tue à contempler ton visage dans le miroir du temps... Laisse-moi greffer une partie de ce que je ressens en toi, Et ta compréhension s’élargira. Laisse donc à mon cœur t’offrir une dernière danse et tu verras… Ton silence est un chant harmonieux qui me fait perdre la tête. Ta peau est un terrain sur lequel j’aimer...

Les portes de la ville étaient fermées

  Au bord de l’agonie émotionnelle, il ne parvenait plus à distinguer le vrai du faux. « …J’avais  pourtant pris la bonne décision. Je m’étais convaincu que je ne sombrerais pas…ou plus…ou même plus jamais … ». C’est ce que se disait Paul, une bouteille à la main droite, titubant au bord d’une rue qui ne reconnaissait ni ses pas, ni sa silhouette un peu trop grande, ni son élan masculin manquant de naturel. Les carcasses étaient bel et bien existantes, ce n’était que le résultat d’un feu qui avait déjà brulé l’essentiel, les constructions qui avaient pris des années s’écroulaient sous le poids de l’inaction. Il leva la tête vers le ciel et se rendit compte que c’était l’aube. Pendant combien de temps devrait-il encore attendre avant qu’on ne lui ouvre ces foutues portes ? Ironique, non ? nous sommes le plus souvent impatient face à l’évitement des conséquences que produisent nos actes mais jamais impatient d’en assumer pleinement leur lot de calamité… Au...

Je n’ai jamais compris

Est-ce réellement bénéfique de chercher à comprendre  certaines choses, certains faits, certaines vérités ? Ne serait-il pas plus sage de continuer à siroter mon café au bord de la folie que suscite ma curiosité ? Que de chercher à obtenir des réponses qui ne veulent même pas de moi... Comprendre le pourquoi du comment et le comment du pourquoi ? Rien que d’y penser, j’y vois une parfaite cacophonie… Comprendre nécessiterait plus que ces mécanismes complexes internes biologiques qui fatiguent mon pauvre petit cerveau…la compréhension serait donc de ce fait, à mon égard, un mot, un concept, bien trop simpliste …car l’éveil qu’elle engendre n’est pas toujours supportable , agréable, acceptable … Nonobstant le fait qu’elle puisse apporter à certains un sentiment de liberté,  pourtant d’autres la considère tel un fardeau   qu’ils n’ont aucunement désiré… Elle possède, certes, plusieurs dimensions ou embrasse différentes formes : cognitive, émotionn...

Lettre à l’humanité

    Une femme révoltée Un endroit du monde Ville de son cœur  Coordonnée en détresse A «  l’Humanité  » Adresse introuvable Ville inexistante Univers, Cosmos. Objet : Lettre à l’Humanité Je présente de regrettables compliments à l’humanité, puisque j’aurais préféré en user dans de meilleures circonstances, ou du moins les garder et même les étouffer dans des lieux dont je suis seule détentrice, et je n’ai point le regret de l’informer qu’elle a oublié son identité sur je ne sais quelle planète, car celle que nous clamons être la nôtre, la terre, ne nous reconnaît lamentablement plus, et ce, depuis bien des lustres : ceci étant dit, je vous laisse donc entrevoir la dangereuse frustration. Cette dernière, grandissante, s’étant revêtue de ces vêtements transpirants ‘’la révolte’’, et dans un souci de ne pas se déchainer totalement et seule, ne se lasse de se réunir en Assemblée Générale, en présence de ses consœurs : Madame la déception, Madame ...